Relations OTAN-Russie: L’alliance atlantique calme le jeu

Après les déclarations se voulant toutes plus fermes les unes que les autres qui ont fait suite à la crise en Géorgie, les diplomates considèrent qu’il est temps de “calmer le jeu avec la Russie”.
A la différence des Etats-Unis qui restent très rigides sur leurs positions anti-russes, la plupart des autres états membres considère qu’il faut tenir compte des liens d’interdépendance entre l’OTAN et la Russie. Le premier signe de ce changement d’attitude va concerner les programmes de coopération Russie-OTAN. Malgré les récentes annonces à grand cris de suspension de tous ces programmes, seulement la moitié va être impactée.
La coopération politique (conseil OTAN-Russie) et militaire va être suspendue au moins jusqu’au retrait des forces russes de Géorgie (On ne sait pas si l’Abkhasie et l’Ossétie font partie de la zone à évacuer ou pas) mais la coopération dans la lutte contre le terrorisme, les armes nucléaires ou encore le sauvetage en mer va être maintenue.
Ce réchauffement progressif n’est pas du goût des états Baltes qui se sentent toujours sous la menace d’une invasion russe et verraient bien un renforcement de la présence militaire de l’alliance sur leur territoire. De son coté l’OTAN considère que les forces déployables doivent rester la priorité face aux forces statiques mais va tout de même procéder à des exercices simulant une intervention russe dans la région. D’après un responsable politique de l’alliance, l’objectif de cette détente “est de ne pas nous enfermer nous-mêmes dans une logique de retour à la guerre froide”
La question de l’intégration de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’alliance reste en suspends mais il est sage de penser que l’alliance va prendre le temps d’examiner tout cela plus longuement.
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