Le fameux traité en 6 points pour la Géorgie

On en parle depuis le début, mais l’avez-vous lu ce fameux traité en 6 points proposé par la France et signé par les présidents Géorgien et Russe?

En voici le contenu:

Protocole d’accord

1/ Ne pas recourir à la force.

2/ Cesser les hostilités de façon définitive.

3/ Donner libre accès à l’aide humanitaire.

4/ Les forces militaires géorgiennes devront se retirer dans leurs lieux habituels de cantonnements.

5/ Les forces militaires russes devront se retirer sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités. Dans l’attente d’un mécanisme international, les forces de paix mettront en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité.

6/ Ouvertures de discussions internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhasie et en Ossétie du Sud.

Pas de quoi fouetter un chat, et surtout bien trop vague pour avoir des effets.

Deux remarques toutefois:

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Commentaires

Dans cette triste affaire, séquelle de l’explosion de l’Union Soviétique, il est indispensable de revenir à l’histoire. En voulant l’adhésion rapide de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN,en préparant l’installation d’un bouclier anti-missiles dans les ex-démocraties populaires, les Américains semblent ignorer le passé, notamment le passé commun, dans un même état, des Russes et des peuples du Caucase. La nation russe est née à Kiev, Staline est géorgien. Il est clair que la Russie ne pouvait laisser les mains libres aux Américains dans son ¨pré carré¨. Aussi, quand la Géorgie se lance, sans doute avec le feu vert secret des USA, dans une opération de récupération de l’Ossétie du sud, peuplée en majorité de slaves russophones, elle ¨ se tire une balle dans le pied ¨. D’une part ses forces armées ne pèsent pas lourd face aux 22000 blindés russes, d’autre part, les Ossètes n’ont jamais voulu être géorgiens. Au bilan, les russes tranchent dans le vif, récupèrent l’Ossétie du sud et l’Abkhazie, qui ne demandaient qu’à rejoindre la mère patrie. Ils font en outre une démonstration de force destinée à l’OTAN, surtout aux Américains, et aux anciennes républiques soviètiques, afin qu’elle n’aillent pas trop loin dans leur flirt avec l’Ouest.

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