Géorgie
- Superficie: 69 700 km²
- Capitale: Tbilissi (1 350 000 hab)
- Pays limitrophes: Arménie, Azerbaïdjan, Russie, Turquie
- Population totale: 4,315 millions d’hab au 1er janvier 2004
- Religions: orthodoxe (83,9 %), arménienne grégorienne (3,9 %), musulmane (9 %)
- Régime politique: République à régime présidentiel
- Exportations: Turquie, 18,3 %, Turkménistan, 17,8 %, Russie, 16,2 %, Arménie, 8,4 %, Grande-Bretagne, 4,9 % (2004)
- Importations: Russie (14 %), Turquie (11 %, Grande-Bretagne, 9,3 %, Ukraine, 7,7 %, Etats-Unis, 6 % (2004)
Histoire
Dès le 18e siècle, La Géorgie se place sous la protection de la Russie. Lors des guerres contre la Turquie et l’Iran, celle-ci libère la grande partie du territoire de l’occupation musulmane et rajoute quelques région dont Poti et l’Abkhasie.
Durant la guerre civile russe, le 26 mai 1918, la Géorgie proclame son indépendance et devient une république démocratique. Cependant, le 25 février 1921, la petite république est occupée par l’armée rouge et incorporée en tant que République Socialiste Soviétique de Géorgie dans la République Socialiste Soviétique Fédéralede Transcaucasie avec la RSS d’Arménie et la RSS d’Azerbaïdjan.
En 1936, la RSS Fédérale de Transcaucasie est dissoute et la RSS de géorgie devient l’une des républiques fédérées de l’URSS.
Pays de naissance de Staline, la petite république n’échappe pas aux grandes purges jusqu’à sa mort en 1953.
Lors du délitement de l’Union Soviétique, les évènements se précipitent pour la petite république. Le 20 septembre 1990, la province autonome d’Ossétie du Sud s’autoproclame république fédérée d’URSS ce qui provoque de violents affrontements entre Ossètes du Sud et Géorgiens à partir du mois de décembre.
Parallèlement, la Géorgie trace son chemin vers l’indépendance en permettant des élections démocratiques le 28 octobre 1990 puis en déclarant son indépendance le 9 avril 1991. Le président est alors l’ancien dissident Zviad Gamsakhourdia qui sera plus tard remplacé par Edouard Chevardnadze à la tête du pays.
La géorgie adhère à la CEI (Communauté des Etats Indépendants) le 23 octobre 1993 puis au Partenariat pour la paix de l’OTAN le 23 mars 1994. Durant la fin des années 1990, la Géorgie ne cessera de se rapprocher de l’Union Européenne.
Un pouvoir affaibli par des revendications séparatistes
Le 19 janvier 1992, L’Ossétie du Sud fait un référendum à propos de l’indépendance de la région (99,75% de oui). Les habitants Géorgiens n’ont pas été consultés.
La CSCE (Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe rebaptisée OSCE en 1994) arrive à imposer un Cessez-le-feu en Ossétie du Sud le 24 juin 1992. Une force de maitien de la paix est déployée dans la province, constituée de forces Russes, Ossètes et Géorgiennes.
L’Abkhasie - autre province autonome de Géorgie - déclare son indépendance le 23 juillet 1992. La réaction Géorgienne ne se fait pas attendre et des combats éclatent entre séparatistes et forces Géorgiennes dès le 2 août.
Un an plus tard, le 4 août 1993, le conseil de sécurité des nations unies crée la MONUG (Mission d’Observation des Nations Unies en Géorgie) dont la mission sera de veiller à un cessez-le-feu entre les 2 parties. Celui-ci est signé le 15 mai 1994 à Moscou. 2000 hommes des forces Russes placées sous l’égide de la CEI sont déployées en Abkhasie pour garantir le cessez-le-feu en partenrait avec la MONUG. (voir la carte)
La révolution des roses
Lors des élections parlementaires du 2 novembre 2003, des fraudes sont constatées par des observateurs internationaux. L’opposition, sous la bannière de Mikhail Saakachvili conteste le résultat et se proclame vainqueur des élections, ce que confirme des sondages indépendants aux sorties des urnes. L’opposition appelle alors à des manifestations pacifiques pour l’annulation de l’élection et contre le gouvernement Chevardnadze.
Le 22 novembre, une manifestation de l’opposition portant des roses interrompt une session du parlement et contraint le président Chevardnadze à fuir les lieux. Celui-ci déclare alors l’état d’urgence mais l’armée ne le suit pas. Il démissionne le 23 novembre et la cour suprême annule le résultat des élections.
La nouvelle élection du 4 janvier 2004 confirme Saakachvili à la tête du pays. Succès renouvellé lors des élections parlementaires du 24 mars.
Le rapprochement avec l’occident
Positionnement par rapport à l’Europe
A la chute de l’URSS, l’Union Européenne a envoyé sur place une aide humanitaire d’urgence lors de la guerre civile. Par la suite, lorsque la tension est retombée, la Géorgie ainsi que ses voisins ont été intégrés dans le programme TACIS d’aide aux pays de la CEI et on ainsi reçu une assistance technique d’aide à la reconstruction. La Géorgie a reçu à ce titre 388 Millions d’euros d’aide entre 1992 et 2002 mais le programme TACIS n’est pas spécifique à la Géorgie et dans les années 1990 l’Union Européenne n’a toujours pas de politique spécifique pour ce pays si ce n’est le déblocage d’une aide spéciale pour la réhabilitation des zones de conflit . C’est ainsi que la ligne de chemin de fer et la gare de Tskhinkvali en Ossétie du Sud sont reconstruite et la centrale hydroélectrique du fleuve Ingouri en Abkhasie rénovée.
Par ailleurs, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne font partie du Groupe des amis du secrétaire général de l’ONU pour la Géorgie.
Le 26 février 2001 marque un virage dans la politique de l’Union dans le caucase du sud puisqu’elle déclare officiellement être déterminée à jouer un rôle plus important dans la région.
Dans le cadre du programme TRACECA (Transport Corridor Europe-Caucasus-Asia), l’Union a financé une rénovation des routes reliant la Géorgie à ses voisins ainsi qu’un axe ferroviaire entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie pour le transit du pétrole (Carte du réseau).
Bien que n’ayant pas dès le départ été intégrée dans la Politique Européenne de Voisinage, la Géorgie a été intégrée dans celle-ci depuis le 14 juin 2004 sur l’impulsion du président Saakachvili qui a fait de l’intégration de son pays à l’Union un objectif prioritaire.
L’intégration dans l’OTAN
En 1992, la Géorgie intégre le Conseil de coopération nord-atlantique (renommé Conseil de partenariat euro-atlantique en 1997) puis elle intègre le programme de Partenariat Pour la Paix (PPP) en 1994.
En 2001 et 2002, des exercices multinationaux d’entraînement militaires du PPP sont organisés par la Géorgie.
En 2002, la Géorgie déclare vouloir adhérer à l’OTAN et mettre en place un Plan d’Actions Individuel pour le Partenriat (IPAP)
Depuis 2003, des troupes Géorgiennes participent à la KFOR (maintien de la paix au Kosovo)
Sous l’impulsion de Saakachvili, elle met en place son premier IPAP en 2004.
En 2005 est signé un accord de transit permettant aux forces de l’OTAN d’acheminer des fournitures de la FIAS (Force Internationale d’Assistance et de Sécurité) en Afghanistan.
En 2006, l’OTAN propose d’intensifier le dialogue avec la Géorgie
Géographie
La géorgie possède 1461 km de frontières (723 avec la Russie, 322 avec l’Azerbaïdjan, 164 avec l’Arménie et 252 avec la Turquie) Elle possède également 310 km de côtes le long de la mer noire.
80% du territoire est fait de montagnes et de plateaux. Le nord appelé Grand Caucase est peu peuplé et difficile d’accès. Le climat est relativement doux et tempéré car le Grand Caucase dévie les masses d’air froid venu du nord.
Economie
Le climat très propice fait de l’agriculture et de ses dérivés une part importante de l’activité économique du pays. Le secteur industriel se développe petit à petit.
Lors de la chute de l’URSS, la rupture des liens économiques avec la Russie s’est violemment répercutée sur le caucase du sud, et en particulier la Géorgie (et l’Arménie) car elles disposent peu de ressources pétrolières propres. En effet le pétrole se trouve en Azerbaïdjan.
Néanmoins, le passage a l’économie de marché, d’importantes aides extérieures ainsi que la lutte contre la corruption ont donné leurs fruits et le pays connaît une croissance de 10% en 2006 et 12% en 2008.
L’ouverture récente du pipeline Bakou-Tbilissi-Ceyhan démontre la volonté de la Géorgie de profiter de son emplacement géographique exceptionnel situé entre le pétrole de la mer Caspienne et l’Europe.
Références:
- L’union Européenne et le Caucase du Sud - La Documentation Française
- Géorgie (pays) - Wikipedia
- Relations Union Européenne - Géorgie - Commission Européenne, Relations extérieures
- Relations OTAN-Géorgie - Site web de l’OTAN
- CIA - The World Fact Book - Article sur la Géorgie
Aller plus loin:
- La politique européenne de voisinage
- La Mission d’Obervation des Nations Unies en Géorgie
- Plan d’action de la Politique Européenne de Voisinage
- Chronologie de la relation OTAN-Géorgie
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