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Reprise des contacts officiels OTAN / Russie

Après avoir officiellement cessé depuis le conflit en Géorgie, M. de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN a annoncé que les relations OTAN / Russie allaient reprendre progressivement.

“Les ministres sont parvenus à un accord pour reprendre  officiellement le Conseil OTAN-Russie, y compris au niveau  ministériel, le plus tôt possible après le sommet (de l’OTAN) de  Strasbourg et Kehl (le 3 avril),”

Dans les faits une réunion informelle du conseil OTAN/Russie avait déjà eu lieu et les pays membres de l’alliance avaient décidé au mois de décembre de reprendre les relations avec la Russie.

M. de Hoop Scheffer se défend de retourner sa veste concernant à la position de l’alliance sur la Géorgie.

“Si nous reprenons le Conseil OTAN-Russie (…) nous demandons  instamment à la Russie de respecter complètement ses engagements à l’égard de la Géorgie”

L’OTAN refuse en effet toujours catégoriquement de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie mais considère que cette question devra être discutée.

Du coté Russe, on se félicite de la reprise du dialogue par l’intermédiaire d’un porte parole du ministère des affaires étrangères.

“C’est un pas dans la bonne  direction. Au bout du compte, le bon sens l’a emporté”

En fait, l’alliance atlantique - Etats-Unis en tête - ne peut pas se permettre de laisser la situation se dégrader avec la Russie, à l’heure où elle veut intensifier son action en Afghanistan et sa pression contre le nucléaire iranien.

Les voies de ravitaillement des troupes déployées en Afghanistan passent beaucoup par la Russie et sa sphère d’influence et le moment serait mal choisi pour s’en passer.

Parallèlement, la Russie n’a pas non plus envie de voir l’Iran disposer de l’arme atomique. Position renforcée par les déclarations de Washington selon lesquelles le bouclier anti-missile en europe centrale n’aurait pas d’utilité sans bombe iranienne et on connait la susceptibilité russe sur la question de ce bouclier.

Russie: 2 soirées spéciales les 6 et 7 octobre sur histoire

Si vous recevez la chaîne histoire et que vous vous intéressez à la Russie, ne manquez pas les 2 soirées spéciales qui lui sont dédiées:

Vladimir PoutineMomies Russes

Vladimir Poutine, le président qui venait du froid: le 6 octobre à 20h50

Documentaire (45′)(2004). Réalisation : Anja Bröker et Albrecht Reinhardt. Production : WDR.
Réalisé au moment de sa réélection en 2004, ce documentaire dresse le portrait de Vladimir Poutine, l’ancien agent du KGB devenu président de la Russie, à travers des images d’archives et les témoignages de ceux qui l’ont fréquenté, notamment lorsqu’il était en poste en Allemagne.

Rossia : le 6 octobre à 21h35

Documentaire (52′)(2008). Réalisation : Anne Abitbol. Production : L&A Films/Avec la participation d’Histoire.
Ce documentaire retrace l’histoire du palace Rossia, dernier symbole de l’ex-URSS. Cet hôtel gigantesque à la soviétique, situé face à la place Rouge, est détruit en avril 2007.

Les momies russes : le 6 octobre à 22h35

Documentaire (60′)(2003). Réalisation : Richard Wawman. Production : Essential television & film production.
A la mort de Lénine, son corps fut momifié et exposé au public sur la Place Rouge à Moscou. Il s’y trouve encore aujourd’hui. La momification de Lénine conclue 70 ans de recherches médicales menées dans le plus grand secret.

Assassinat d’une journaliste : le 7 octobre à 20h50

Documentaire (47′)(2007). Réalisation : Carl Hindmarch. Production : Channel 4.
L’assassinat de la journaliste d’investigation Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006, bouleverse l’opinion publique mondiale. Ses collègues du journal Novaïa Gazeta décident de mener leur propre enquête pour découvrir les commanditaires du meurtre de celle qui dénonça la corruption et les violations des droits de l’homme en Russie et en Tchétchénie.

Mikhail Khodorkovski : le 7 octobre à 21h40

Documentaire (45′)(2005). Réalisation : Albrecht Reinhardt, Jens Hartmann. Production : WDR.
Véritable thriller d’investigation, ce documentaire raconte la chute du magnat du pétrole russe, Mikhaïl Khodorkovski.

Des photos qui ont falsifié l’histoire : le 7 octobre à 22h25

Documentaire (52′)(2007). Réalisation : Gabrielle Pfeiffer. Production : Lichtblick.
En URSS, pendant des décennies, les photos sur lesquelles figuraient les “ennemis du parti” ont été retouchées ou détruites. Retour sur une gigantesque opération de désinformation, que combat le travail du photographe David King.

Rassurez-vous si vous être occupés ce soir et demain, les documentaires repasseront. Voir la grille des programmes de la chaîne.

Déploiement des observateurs de l’UE en Géorgie

Comme prévu dans l’accord du 8 septembre qui disait ceci:

CRISE DANS LE CAUCASE
MISE EN OEUVRE DU PLAN DU 12 AOUT 2008
COMMUNIQUE
DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

(Paris, 9 septembre 2008)

Réaffirmation de l’engagement de toutes les parties à mettre en œuvre dans leur intégralité toutes les dispositions du plan Medvedev-Sarkozy en 6 points du 12 août 2008.

1. Retrait des forces

. Retrait de toutes les forces russes de paix des cinq postes d’observation sur la ligne de Poti à Sénaki, dans un délai maximum de 7 jours, compte tenu de la signature le 8 septembre des documents juridiquement contraignants et garantissant le non-recours à la force contre l’Abkhazie.

. Retrait complet des forces de paix russes hors des zones adjacentes à l’Ossétie du Sud et à l’Abkhazie sur leurs positions antérieures au début des hostilités. Ce retrait se déroulera dans les 10 jours du déploiement dans ces zones des mécanismes internationaux, y compris au moins 200 observateurs de l’Union européenne, qui devra intervenir au plus tard le 1er octobre 2008, compte tenu de l’existence des documents juridiquement contraignants qui garantissent le non-recours à la force contre l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

. Achèvement du retour des forces armées géorgiennes dans leurs lieux de cantonnement d’ici le 1er octobre 2008.

2. Mécanismes internationaux d’observation

. Les observateurs internationaux de la MONUG continueront d’exercer leur mandat dans leurs zones de responsabilité en conformité avec leurs effectifs et le schéma de déploiement tel qu’il était le 7 août 2008, sans préjudice d’ajustements futurs sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies.

. Les observateurs internationaux de l’OSCE continueront d’exercer leur mandat dans leurs zones de responsabilité en conformité avec leurs effectifs et le schéma de déploiement tel qu’il était le 7 août 2008, sans préjudice d’ajustements futurs sur décision du Conseil permanent de l’OSCE.

. Les préparatifs seront accélérés pour permettre le déploiement d’observateurs supplémentaires dans les zones adjacentes à l’Ossétie du Sud et à l’Abkhazie en nombre suffisant pour remplacer les forces de paix russes d’ici le 1er octobre 2008 dont au moins 200 observateurs de l’Union européenne.

. L’Union européenne en tant que garante du principe de non-recours à la force, prépare activement le déploiement d’une mission d’observation en complément des mécanismes d’observation existants.

3. Discussions internationales

. Les discussions internationales prévues au point 6 du plan Medvedev-Sarkozy du 12 août 2008 débuteront le 15 octobre 2008 à Genève. Les conversations préparatoires débuteront en septembre.

Elles porteront notamment :

  • sur les modalités de sécurité et de stabilité dans la région ;
  • sur la question des réfugiés et déplacés sur la base des principes reconnus au niveau international et de la pratique des règlements conflictuels ;
  • Sur tout autre sujet, d’un commun accord entre les parties.

la mission de l’UE se met progressivement en place. Une vingtaine de membres de l’union vont fournir un total de 300 observateurs, dont 46 pour la France. L’objectif d’un déploiement pour le 1er octobre est donc en passe d’être réalisé et il convient de noter la réactivité de l’union pour fournir un nombre important de personnels - signe de l’intérêt de celle-ci pour cette région du monde.

Relations OTAN-Russie: L’alliance atlantique calme le jeu

Après les déclarations se voulant toutes plus fermes les unes que les autres qui ont fait suite à la crise en Géorgie, les diplomates considèrent qu’il est temps de “calmer le jeu avec la Russie”.

A la différence des Etats-Unis qui restent très rigides sur leurs positions anti-russes, la plupart des autres états membres considère qu’il faut tenir compte des liens d’interdépendance entre l’OTAN et la Russie. Le premier signe de ce changement d’attitude va concerner les programmes de coopération Russie-OTAN. Malgré les récentes annonces à grand cris de suspension de tous ces programmes, seulement la moitié va être impactée.

La coopération politique (conseil OTAN-Russie) et militaire va être suspendue au moins jusqu’au retrait des forces russes de Géorgie (On ne sait pas si l’Abkhasie et l’Ossétie font partie de la zone à évacuer ou pas) mais la coopération dans la lutte contre le terrorisme, les armes nucléaires ou encore le sauvetage en mer va être maintenue.

Ce réchauffement progressif n’est pas du goût des états Baltes qui se sentent toujours sous la menace d’une invasion russe et verraient bien un renforcement de la présence militaire de l’alliance sur leur territoire. De son coté l’OTAN considère que les forces déployables doivent rester la priorité face aux forces statiques mais va tout de même procéder à des exercices simulant une intervention russe dans la région. D’après un responsable politique de l’alliance, l’objectif de cette détente “est de ne pas nous enfermer nous-mêmes dans une logique de retour à la guerre froide”

La question de l’intégration de la Géorgie et de l’Ukraine dans l’alliance reste en suspends mais il est sage de penser que l’alliance va prendre le temps d’examiner tout cela plus longuement.

Conclusions du conseil sur la Biélorussie

Conclusions du conseil sur la Biélorussie

2889ème session du Conseil RELATIONS EXTERIEURES

Bruxelles, les 15 et 16 septembre 2008

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

1. Le Conseil salue la libération entre le 16 et le 20 août par les autorités biélorusses des prisonniers politiques M. Alexandre Kozouline, M. Serguei Parsioukevitch et M. Andrei Kim. Le Conseil note avec satisfaction que ces libérations signifient qu’à ce jour plus aucun prisonnier politique internationalement reconnu n’est incarcéré en Biélorussie.

2. Le Conseil rappelle qu’il considérait la libération de tous les prisonniers politiques comme un pas significatif vers l’adhésion de la Biélorussie aux valeurs fondamentales de démocratie, de respect des droits de l’Homme et de l’État de droit, et que ceci était une condition pour permettre à l’Union européenne de réexaminer les mesures restrictives dont font actuellement l’objet certains responsables de Biélorussie, et de renouer progressivement avec la Biélorussie. Néanmoins, le Conseil reste préoccupé par d’autres aspects importants de la situation des droits de l’Homme en Biélorussie.

3. Le Conseil rappelle également que la tenue démocratique des élections législatives du 28 septembre est une autre opportunité pour la Biélorussie de démontrer son respect pour des valeurs démocratiques. Encouragé par l’engagement des autorités biélorusses, il espère que ces élections seront pluralistes et marqueront un progrès réel dans la voie du respect des normes internationales et européennes. Dans ce contexte il salue le déploiement des observateurs de l’OSCE/BIDDH et souligne l’importance de garantir à ces observateurs un accès effectif à toutes les étapes du déroulement des élections, y compris le comptage des votes. Il souligne également l’importance de garantir les droits de l’opposition, tant dans l’accès à la candidature que dans les commissions de contrôle des résultats et dans les médias.

4. Le Conseil évaluera la situation en Biélorussie à la lumière des élections législatives et des progrès faits par la Biélorussie sur la voie des valeurs de démocratie et de droits de l’Homme, et est prêt à commencer à réexaminer les mesures restrictives à l’encontre des responsables biélorusses, et à prendre des mesures positives et concrètes pouvant mener à un réengagement progressif avec la Biélorussie, y compris par une rencontre de la troïka de l’Union européenne avec le Ministre des affaires étrangères de la Biélorussie. Il rappelle à cet égard les possibilités offertes par la politique européenne de voisinage, y compris le document sur l’offre de l’Union européenne à la Biélorussie de novembre 2006. Dans ce contexte, l’Union européenne se tient prête à accroître ses échanges officiels, commerciaux et culturels avec la Biélorussie, et à augmenter son aide bilatérale de façon sensible. Le Conseil souligne également les bénéfices que peuvent apporter à la Biélorussie les formes de coopération régionales développées par l’Union européenne.

Conclusions du conseil sur la Géorgie

Conclusions du Conseil sur la Géorgie

2889ème session du Conseil RELATIONS EXTERIEURES

Bruxelles, les 15 et 16 septembre 2008

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

“1. Le Conseil salue l’accord de mise en oeuvre du plan du 12 août, agréé à Moscou et Tbilissi le 8 septembre grâce à la médiation de l’Union européenne. Cet accord doit aboutir, dans un premier temps, au retrait complet des forces russes hors des zones adjacentes à l’Ossétie du Sud et à l’Abkhazie, sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités, dans les 10 jours du déploiement dans ces zones des mécanismes internationaux, y compris au moins 200 observateurs de l’Union européenne, qui devra intervenir au plus tard le 1er octobre 2008.

2. Rappelant les conclusions du Conseil européen du 1er septembre, le Conseil exhorte toutes les parties à appliquer intégralement cet accord, de même que l’accord du 12 août, de façon effective et de bonne foi, selon les délais prévus, y compris le retrait de toutes les forces russes et le cantonnement des forces militaires géorgiennes.

3. Le Conseil rappelle que l’Union européenne est prête à jouer tout son rôle pour le règlement de cette crise, y compris sur le terrain et dans les futures discussions internationales et leur préparation, et pour soutenir les efforts en vue d’une solution pacifique et durable des conflits en Géorgie. Le Conseil rappelle qu’une solution pacifique et durable des conflits en Géorgie doit être fondée sur le plein respect des principes d’indépendance, de souveraineté et d’intégrité territoriale reconnus par le droit international, l’Acte final de la Conférence d’Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans ce contexte, le Conseil regrette toute action allant à l’encontre d’une solution fondée sur ces principes.

4. Le Conseil soutient l’idée d’une enquête internationale indépendante sur le conflit en Géorgie.

5. Le Conseil a décidé de désigner M. Pierre Morel comme représentant spécial de l’Union européenne pour la crise en Géorgie.

6. Conformément aux conclusions du Conseil européen extraordinaire du 1er septembre, le Conseil décide d’engager une mission civile autonome d’observation en Géorgie au titre de la politique européenne de sécurité et de défense, qui se déploiera d’ici le 1er octobre, selon les modalités prévues par l’accord du 8 septembre, en étroite coordination avec l’OSCE et les Nations Unies, et en complément des mécanismes internationaux de la MONUG et de l’OSCE. Le Conseil prend note avec satisfaction des annonces de contributions faites par les Etats membres en vue de déployer au moins 200 observateurs d’ici au 1er octobre.

7. Le Conseil invite la Commission à préparer activement et rapidement la conférence des donateurs en vue d’aider à la reconstruction et à la reprise de l’économie géorgienne, ainsi qu’au retour des personnes déplacées, et à la tenir le mois prochain à Bruxelles, en tenant compte d’une évaluation globale des besoins. Le Conseil a pris note de la proposition de la Commission visant à mobiliser une aide financière à la Géorgie, qui pourrait être de l’ordre de EUR 500 millions pour la période 2008-2010 et qui devra s’inscrire dans le respect des perspectives financières. Le Conseil invite aussi les Etats membres à préparer une contribution significative en termes de soutien financier en vue de cette conférence. Il se félicite de l’engagement de la Commission en vue du renforcement de la relation UE – Géorgie, notamment en accélérant les travaux préparatoires sur la facilitation de visas et la réadmission, ainsi que sur le libre échange.”

Source: Conseil de l’Union Européenne (pdf)

Ce qui m’intrigue là dedans, c’est l’avenir de l’“enquête internationale indépendante sur le conflit en Géorgie”. Elle me semble difficile à mettre en place sachant que ni les Géorgiens ni les Russes, chacuns pour leurs raisons, n’ont vraiment intérêt à ce que l’on vienne trop fouiller là dessous.

Wait & See…

Les USA expulsent les ambassadeurs boliviens et vénézueliens

J’ai été surpris d’apprendre cette information mais aujourdui vendredi 12 septembre les USA ont expulsé les ambassadeurs boliviens et vénézueliens en réponse à l’expulsion des ambassadeurs etats-uniens en mission dans ces 2 pays.

“Nous regrettons que le président vénézuélien Hugo Chavez et son homologue bolivien Evo Morales aient pris la décision d’expulser nos ambassadeurs au Venezuela et en Bolivie. Cette décision traduit la faiblesse et le désespoir de ces leaders confrontés à de sérieux défis intérieurs et incapables de faire leurs preuves dans l’arène internationale pour obtenir un soutien international” commente t’on au département d’état américain.

Jeudi le leader bolivien Evo Morales a renvoyé chez lui l’ambassadeur US en accusant son pays de soutenir des mouvements séparatistes, ce qui a été immédiatement nié par Washington. Le président Hugo Chavez a aussitôt emboité le pas à son homologue bolivien.

Le Vénézuela et les Etats-Unis ont finalement trouvé un point sur lequel ils sont d’accord puisque Hugo Chavez avait de lui même rappelé son ambassadeur à Washington.

Pour aller plus loin: Article de France 24

L’Ukraine estime que son rapprochement avec l’OTAN améliorerait ses relations avec la Russie

Alors que les relations entre la Russie et sa voisine l’Ukraine se sont récemment détériorées, celle-ci par la voix de son ministre de la Défense Iouri Ekhanourov déclare que l’adhésion à l’OTAN serait bénéfique pour l’amélioration des relations avec la Russie.

“Le rapprochement de l’Ukraine avec l’Alliance n’est pas dirigé contre un pays tiers, en premier lieu contre la Fédération de Russie. Comme tous les pays membres de l’OTAN, l’Ukraine souhaite développer avec la Russie des relations de bon voisinages fondées sur l’avantage mutuel. Nous invitons Moscou à un dialogue sincère. L’adhésion de l’Ukraine à l’Alliance ne ferait que contribuer au développement de ses relations bilatérales avec la Russie et au renforcement de la sécurité en Europe”, a-t-il déclaré jeudi à Copenhague devant les élèves de l’Académie militaire royale danoise.

L’Ukraine et la Russie ont des rapports parfois tendus qui se sont soldés ces derniers mois par des coupures temporaires russes d’approvisionnement en hydrocarbures et gaz et récemment par des pressions ukrainiennes sur la flotte russe de la mer noire basée sur la base ukrainienne de Sebastopol en Crimée.

La population est très peu enthousiaste concernant l’adhésion de son pays à l’OTAN. Un sondage effectué début 2008 montre que 15,8% des Ukrainiens étaient « totalement » favorables à la demande du MAP, 16,1% l’approuvaient « sous réserve qu’un référendum soit organisé », 49,4% y étaient opposés et 18,8% ne se prononçaient pas.

De son coté le gouvernement pro-occidental issu de la révolution orange espère bien être associé en décembre au Plan d’action pour l’adhésion (MAP) et intégrer au plus vite l’alliance atlantique ce qui serait sans aucun doute très mal pris par le kremlin qui a déjà prévenu qu’il ne laisserait pas cela arriver sans réagir.

Géorgie : début des discussions préparatoires à la rencontre de Genève du 15 octobre

Les discussions internationales prévues au point 6 de l’accord du 12 août 2008 débuteront à partir du 15 octobre à Genève, conformément au résultat des discussions du 8 septembre. Elles porteront notamment sur les modalités de sécurité et de stabilité dans la région et sur la question des réfugiés et déplacés. Les discussions préparatoires qui portent sur le cadre, le format et la participation à ce processus viennent de commencer.

Source: Ministère des affaires étrangères

Rendez-vous avec X sur la Géorgie

Samedi 6 septembre, l’émission de France Inter Rendez-vous avec X se penchait sur les récents évènements en Géorgie avec en trame de fond les luttes d’influences entre Russe et Etats-Uniens dans le caucase.

Ce programme est écoutable pour quelques temps sur le site de l’emission.

Je ne saurais que vous conseiller cette émission hebdomadaire souvent très instructive sur les évènements de l’histoire méconnus.

Poutine en rêvait, Saakachvili le lui a accordé… Ainsi pourrait-on résumer grossièrement les derniers événements de Géorgie qui amorcent peut-être l’émergence d’une nouvelle guerre froide !

Alors ce rêve de Vladimir Poutine ? Il tient tout entier dans cette ancienne déclaration du président russe devenu aujourd’hui Premier ministre mais qui demeure toujours l’homme fort de son pays : « L’éclatement de l’URSS a été la plus grande tragédie que mon pays a vécu. » Un aveu qui explique la politique russe dans le Caucase. Car Poutine, en accord avec une large majorité de ses concitoyens, n’a toujours pas accepté que l’implosion de l’Empire soviétique ait ruiné l’œuvre colonisatrice de la Russie traditionnelle. Des regrets d’autant plus amers que dans tous les Etats issus de ce démembrement les Américains taillent des croupières aux Russes et essaient de s’imposer, tant politiquement qu’économiquement.

C’est pourquoi l’initiative du président géorgien Saakachvili en Ossétie du Sud a été pain bénit pour Poutine qui a aussitôt lancé ses troupes en Géorgie sous le prétexte de venir au secours des Ossètes… Une revanche qui préfigure peut-être d’autres reconquêtes…

J’ai donc demandé à Monsieur X de décrypter cette actualité qui a dominé le mois d’août… Une actualité qui a aussi une forte odeur de pétrole et de gaz !